La presse roumaine se fait l’écho des déclarations du professeur Gheorghe Marmureanu, directeur honorifique de l’Institut national pour la physique de la terre (INPF) et du secrétaire d’Etat au ministère de la Santé Raed Arafat. Participants de l’émission « 20 ans après » sur PRO TV, les deux invités ont évoqué la possibilité d’un violent séisme qui pourrait frapper prochainement la Roumanie ainsi que les stratégies de prévention et de préparation envisagées en ce sens. Dans le cadre de cette émission, ont été également abordées les normes sismiques selon lesquelles les immeubles sont construits à Bucarest, la nécessité d’avoir un code plus strict de construction des bâtiments et les causes qui ont engendré les récents séismes à Galati.
« Le prochain tremblement de terre en Roumanie se produira dans la zone de Vrancea à grande profondeur et touchera des villes en Moldavie, Focsani ou Bacau, ou des villes du sud-est du pays, comme Tulcea et Galati, » a déclaré M. Marmuleanu dans l’émission télévisée. Selon le spécialiste, le séisme sera également ressenti en dehors des frontières du pays, à Chisinau ou à Odessa. Le système d’alerte sismique à Vrancea permet actuellement d’informer les institutions 30 secondes avant que les séismes ne se fassent ressentir et de connaître l’intensité du tremblement de terre en 4 secondes.
Evenimentul zilei: « Il faut s’attendre à un tremblement de terre de 1940 (7,7 degrés) ou de 1802 (7,9 degrés). Les SMS ne pourront pas nous sauver. »
Le quotidien Evenimentul zilei insiste sur les déclarations de Raed Arafat selon lesquelles en cas de séisme violent, les hôpitaux de Bucarest ne pourront pas faire face à la situation. Contacté par les journalistes, M. Constantin Ionescu, directeur général de l’Institut de Physique de la Terre, a confirmé qu’il faudrait envisager prochainement la possibilité de tremblements de terre assez importants.
Selon Marmureanu, les recommandations de l’Inspectorat pour les situations d’urgence (IGSU) devraient être changées, car même les méthodes classiques présentées aux élèves par le biais du matériel distribué dans les écoles étaient controversées. Le spécialiste a expliqué que les experts américains ne recommandaient plus à la population de se réfugier sous la table, sous le lit ou dans l’encadrement d’une porte, mais à côté d’un mobilier solide, comme par exemple, un placard, un canapé, car à côté de ce type de mobilier se formait un espace dénommé « le triangle de la vie ». Cet espace se forme quand les bâtiments s'effondrent et le poids des plafonds écrase ces objets, laissant ainsi un espace ou un vide à côté d’eux.
Aussi bien Marmureanu que le secrétaire d’Etat Raed Arafat sont persuadés que les SMS d’avertissement risquent de provoquer la panique au sein de la population.
România libera : « Il n’y aura pas de séisme violent dans la zone de Vrancea »
Le quotidien România libera cite Gheorghe Marmureanu, qui déclare qu’un séisme pourrait se produire à tout moment dans la zone de Vrancea, mais d’une intensité inférieure à 7 degrés sur l’échelle Richter », que les zones de risque d’un séisme violent seraient plutôt la Moldavie et la Bessarabie.
«Adevarul « Le triangle de la vie, la seule solution en cas de séisme »
Le quotidien Adevarul consacre un long article à la recommandation inscrite dans les guides de survie destinés aux élèves, conseillant de se cacher sous les bancs des écoles en cas de séisme. Quant aux messages de transmission d’alerte par SMS, Gheorghe Marmuleanu explique qu’il est impossible de transmettre, d’une façon instantanée, 14 millions de SMS à 14 millions d’utilisateurs de portables.
Le secrétaire d’Etat Raed Arafat attire l’attention sur le danger de minimiser les effets des séismes qui pourraient se produire prochainement en Roumanie et sur l’éducation et la préparation de la population lors d’une campagne élargie d’information, afin de mieux surmonter les catastrophes. Il explique que les autorités devraient définir d’une façon très claire les messages relatifs à la protection en cas de séismes, qui seraient ensuite largement communiqués à la population. Le secrétaire d’Etat insiste sur la nécessité d’avoir une stratégie nationale à long terme relative aux mesures en cas de séisme et de commencer dès maintenant un processus continu de prévention et d’information sur les consignes de sécurité en cas de tremblement de terre. Quant aux interventions médicales, Arafat déclare que chaque département est doté d’un véhicule avec des équipements de désincarcération et d’intervention. Dans le cas où la capitale est frappée par un fort séisme, les départements voisins sont capables d’intervenir.
Raed Arafat souligne également que, dans les 15 dernières années, la Roumanie a fait des progrès importants en ce qui concerne les interventions en cas de tremblements de terre, du point de vue des dotations mises à la disposition des équipes de désincarcération.
L’ensemble du document provient d’une source externe – 4 novembre 2013